Fête de Bouq’lib et autres « vifs »

Fête de Bouq’lib, place du Marché Croix de Chavaux, Montreuil, 13 avril 2013

IMG_0357Pour les 2 ans de Bouq’lib les accents têtus ont posé leur table d’écriture place du marché et invité le public à s’y asseoir.
Le thème du jour étant la libre circulation des livres (et autres marchandises…), nous avons proposé de « caviarder » (biffer, rayer…) des pages issus de livres en mauvais état, une façon de leur redonner un « air » neuf.
Amusant, et… surprenant, d’écrire en rayant, de lire en écrivant en somme… : troublant !!! Un procédé en tout cas qui interroge sur notre façon de lire !IMG_0360

IMG_0372Les enfants se sont surpris à faire naître des personnages, des aventures avec des créatures bizarres… à partir des dés magiques et de leurs images étonnantes.

Un accent têtu a imaginé les tribulations d’un ogre le jour de son anniversaire, une histoire à partager comme de la chair fraiche …
Le 13 avril, que de plaisir à pétrir la chair des mots !

IMG_0384
IMG_0368Quelques textes écrits puis lus par les enfants :

Il était une fois dans un vieux chemin de train englouti par des feuilles, une fabuleuse histoire. Il y avait une jeune fille qui y habitait, elle s’appelait Taïssah. A dix ans Taïssah a été transformée malheureusement en crapaud gluant par une sorcière mystérieuse qui s’appelait Papillona. Tous les soirs, Taïssah redevenait elle-même depuis déjà six ans. Puis elle essayait chaque jour de trouver un moyen de se retransformer en fille. En vain.
Un jour un prince passa. Comme elle n’avait jamais essayé d’embrasser, elle ne savait pas si ça l’aiderait ou pas. Donc elle essaya : elle lui sauta dessus et l’embrassa. Avec un sursaut, il regarda le changement de Taïssah, il ne comprenait rien. Elle eut le temps de tout lui raconter. Elle était tout joyeuse. Jusqu’au moment où elle vit Papillona.
– C’est elle ! (Taïssah)
– Qui ça, elle ?!!! (Le prince)
– Papillona !
– Non, c’est ma mère
– Ta mère est Papillona, c’est sûr.
– J’y crois pas.
Taïssah devait se venger. Le prince n’y trouva aucun inconvénient, car sa mère, Papillona, avait déjà transformé toutes ses petites amies et l’avait transformé lui aussi.
Ils se marièrent deux ans après sans que Papillona le sache. Puis ils appelèrent un magicien qui transforma Papillona en arbre de mauvaise humeur.

IMG_0373 Notre histoire commence dans la salle de physique-chimie du collège Cross-berg dans la petite ville de Remington. On était lundi matin à onze heures. Emily est une élève pas très douée de 5ème PO, mais en physique chimie elle avait la meilleure moyenne du collège. Vu son avance sur la classe, le professeur la mettait seule et les autres étaient en binôme car le lundi on faisait des travaux libres. Parlons plus d’Emilie, elle n’avait pas d’amis. Les autres la trouvaient bizarre. On disait même qu’elle avait hérité d’un ancêtre requin. Elle vivait à l’angle de la rue d’Ammène avec sa grand-mère car ses parents étaient morts dans un accident de voiture disait-on mais la triste vérité est que ses parents extrêmement riches se crachèrent dans la mer Méditerranée avec leur jet privé. Emily seule connaissait la vérité. Et donc le jour du travail libre, elle concocta un sérum pour que ses parents ressuscitent. En rentrant chez elle, elle l’essaya sur sa tortue morte l’an dernier et celle-ci partit en courant. Emily pleura pendant deux ans.
Une semaine après qu’elle fit le deuil, un vaisseau spatial atterrit. Au début elle crut que quelqu’un avait jeté une brique par la fenêtre car elle venait de se briser. Mais c’était le vaisseau et en sortit Carapate sa tortue qui avait muté avec deux têtes. Et en sortirent aussi quinze autres spécimens qui élirent Emily leur souveraine absolue vu qu’elle avait la rage du monde. Elle envoya les tortues mutantes tuer les humains. A chaque humain dévoré un des alliens se transformait en mutant cerveau.

Il était une fois dans un monde de glace une étrange créature qui vivait dans des fonds sous marins remplis d’algues. Un jour, alors que la créature était paisiblement en train de penser, une étrange machine cassa le plafond puis se posa sur la glace. De cette machine sortit une drôle de tortue qui avait tout en double. Avec ses quatre dents aussi aiguisées qu’un couteau, des sortes de boules toutes graisseuses comme des cœurs dans un corps humain mais contenant du pu, la tortue en double transforma tous les disciples de la créature qui habitait ces lieux en bêtes horribles. La créature ne sut que faire car c’était un cas à part donc elle appela son frère le narval mais il se fit tuer lui aussi et le monde de glaces fut envahi. Il ne resta plus que ces créatures.

IMG_0386
Je suis un oiseau bleu, j’aime beaucoup voler dans le ciel bleu, je me sens léger comme mes plumes dans le vent. Ce que j’aime le plus c’est le bruit du vent qui fait les formes qui peuvent être imaginées. J’aime me poser sur les rochers, je vois les petits poissons argentés qui sautent d’un éclat blanc dans l’océan. Je ne peux pas rester, j’ai d’autres mondes à explorer, peut-être d’argent, d’or, de blanc et de beauté, là où je pourrai rester l’été.
Maïssan

IMG_0362
IMG_0363
Je suis un oiseau tout bleu, j’ai des grandes plumes bleues
Je sais voler plus haut que les pigeons, je peux aussi voler plus longtemps
Je suis tellement grand que je ne peux pas rentrer dans une cage.
On me voit rarement dans les zoos.

Fily

Il était une fois un fantôme dans un grenier quoi voulait jouer à cache-cache. Il n’avait pas d’amis. Un jour qu’il voulait déménager, il vit une araignée. Et ils jouèrent à cache-cache. Un autre jour où ils s’amusent bien, une fille de trois ans les voit puis les gronde. Elle leur prend leur arbre et ils ne sont pas contents. Et ils déménagent dans une moche maison.
Léa

Dans un endroit il y avait un oiseau qui regardait les étoiles. Il aperçut une fée qui se posé à côté de lui, c’était une fée avec un chapeau.

* *** * * ***** **** **** * ** * * ** * * * *** * * * * * *


Fête du quartier Centre Ville, septembre 2012
Logorallye inspiré du jeu d’écriture de Raymond Queneau avec la participation de Bouq’lib (30/09/2012)

Mode d’emploi : chacun a pris un livre sur le stand de Bouq’lib, l’a ouvert à tour de rôle et a lu le premier mot perçu. La règle était d’écrire un texte (histoire, petite poésie…  forme au choix) en incorporant au fur et à mesure chacun des mots entendus.

Je sentis que ma voisine me regardait avec insistance et je ne comprenais pas pourquoi. Est-ce ma veste qui lui avait tapé dans l’œil ou mon jean déchiré qui laissait apparaître le tissu à grosses fleurs rouges de mon short ou tout simplement mon gros ventre qui débordait de mon tee-shirt trop court ? Je me retournais vers elle et derrière mes grosses lunettes qui lui montraient de gros yeux globuleux j’ouvris ma bouche pour lui parler. Mon dentier en sortit et tomba directement dans l’égout. Je me ruai au sol et essayai de mes petites mains de tirer la trappe qui bouchait cette bouche. Tout à coup la dame se leva de sa chaise et porta son doigt accusateur dans ma direction en me traitant  de gros pervers. Je me relevai et tentai de lui répondre mais rien ne sortait de ma bouche.                        Francis.

Je sens mon bébé dans mon ventre.
Il me donne des coups de pieds, a le hoquet…
Mon ventre se soulève en vagues  quand il se manifeste.
J’aime le sentir bouger, il est vivant et nous dialoguons à travers mon ventre.
Je caresse ma peau et il pointe son museau comme un petit animal.
Je lui montre mon amour, mon impatience à le rencontrer et lui gigote dans sa petite trappe ventrale.
Ses petits pieds accusateurs me signalent qu’il a envie de sortir ou qu’il veut changer de place parce qu’Il est à l’étroit maintenant…
Je lui réponds en lui chantant doucement une berceuse et il s’endort tranquillement.           Lolette

J’aime faire marcher ma mémoire dès que je sens une odeur qui me rappelle un lieu. Comme l’odeur des orangers de la cour de notre immeuble. Mon ventre se manifeste par diverses sensations. Il se tord, se noue, se contracte et quand enfin il se calme, il me montre que c’est le moment d’aller encore plus loin dans le souvenir. Oui, il faut ouvrir la trappe de tout ce qui a été enfoui. Sans qu’un doigt accusateur ne vous reproche de tout déballer et de répondre « mais c’est pour tout oublier ».                              Anne

Je reniflais une superbe odeur de marrons grillés et m’approchais de ce marchand qui les faisait rôtir. L’eau me venait à la bouche, j’étais tentée. Par ce temps froid, ils réchaufferaient mes doigts glacés. Je m’achetais un cornet. Je me sentais un peu coupable, m’accusais de céder, répondre à mon désir.                                 Estelle

Je sentis un arôme près de ma chambre en me réveillant, il était presque midi. Mon ventre avait envie de chercher cet arôme. D’où venait-il ? Je regardai ma montre encore pour être sûre qu’il était bien l’heure de manger. Je me demandais si je pouvais trouver cet arôme près de chez moi ou si je devais ouvrir les trappes de mon voisin. D’un coup j’ai vu en face de moi un chat avec des yeux accusateurs. Et mon ventre a parlé au chat, il lui a dit : « J’ai faim » !                                       Wendy.

 

Jeux d’écriture à la Fête de l’Europe
Square du Patriarche, Montreuil
avril 2012

 
– Eh, t’as vu le dernier épisode de « Reaples le Diable et moi » ? ai-je dit.
– Non, je ne sais même pas de quoi ça parle ! dit-elle.
– Bon eh bien, c’est l’histoire d’un gars normal qui rencontre le Diable et qui apprend que son âme lui appartiendra pour toute sa vie !
– Genre, je parie que ça se passe dans un cimetière ! (Lol)
– Même pas ! Je vais te montrer un épisode en replay sur mon ordinateur, tu viens ?
– Ok
Aglaé

Bonjour, je m’appelle Ghoswiler et je suis le plus grand shérif de la ville Fard-Christen. Le maire de la ville m’a envoyé en expédition dans l’immense ville de New York.
En ce moment, je suis dans le terrain en face d’un monsieur avec une super musculature, un sac à dos rempli de ballon, de raquettes, de battes de baseball et plein d’autres éléments sportifs.
– Pourquoi êtes-vous habillé comme ça ?
me dit-il.
– Je suis le plus grand shérif de la ville Fard-Christen. Le maire de la ville m’a envoyé en expédition dans l’immense ville de New York.
– Pour quoi faire ?
– Observer comment les personnes vivent dans la ville, pour rendre la nôtre plus moderne et plus connue, lui répondis-je.
– Je pourrais vous aider si vous voulez.
– Merci, c’est gentil.
– Venez chez moi demain à 19 h, me dit-il en me tendant une carte où il avait marqué : Mr. Mac Douglas, athlète.
– D’accord, je viens demain.
Le lendemain à 14h, je sonne chez lui et il est venu m’ouvrir la porte :
– Salut.
– Bonjour.
– Viens tout d’abord, je vais te montrer tous les sports que l’on pratique en ville.
– D’accord !
I
l me montra les altères et plein d’autres sports qu’il pratique.
A la fin de mon expédition, j’étais devenu le plus sportif de New York et tout le monde m’a fait un  « tchèque » avant de partir.
En revenant chez moi, je dis tout à ma ville et nous devînmes une ville super moderne et très sportive, et tout cela grâce à Mr Mac Douglas, mon meilleur ami.
Alice

Karako dansait le disco sur la piste, quand tout à coup le téléphone sonne. C’est Patrick qui, il y a cinq minutes dormait encore. Patrick mange et parle « cronch, cronch, cronch », tu viens Karako ? Marc m’a envoyé un mail. Aujourd’hui se joue le grand match de l’Europe. Arrête de jouer, si tu veux bien et viens de suite. En t’attendant, je vais lire ce qu’en disent les journaux.
– Oh Patrick. Le grand match de l’Europe, c’est hyper important. C’est le match qui réunit les pays européens. C’est l’occasion de s’y faire plein d’amis !!!!!!
– Vive l’Europe !
Marie Hélène

Il était une fois un jeune garçon qui avait construit un robot. Il avait mis très longtemps pour en faire un personnage qui lui plaise. Une fois terminé le robot lui plaisait beaucoup. Le jeune garçon avait réussi à le faire bouger grâce à des combinaisons électriques.
Un jour, il oublia de débrancher le système. Le jeune garçon partit en cours. Le robot resté seul, escalada sans état-d’âme la fenêtre et partir dans la Ville de New York.
Il marcha au hasard des rues et finalement se retrouva dans un camion qui l’emmena en dehors de la ville près de la la mer. Là il partit sur la plage et s’enfonça dans l’eau. Bientôt, il croisa un énorme poisson. Tous les deux se regardèrent en silence. Le poisson ouvrit sa grande bouche et le robot y pénétra sans hésiter.
Pendant ce temps, le jeune garçon état rentré chez lui. Il chercha partout son robot. Au bout d’un moment, il prit son GPS et se rendit compte que son robot était dans un gros poisson et qu’il avait l’air très content. Le jeune garçon n’hésita pas et gardant son GPS sur lui, il partit à la recherche de son robot.
Il pénétra aussi dans la mer avec un tuba et depuis il erre pour toujours dans les océans.
Jeanne

Il était une fois un homme qui lisait à la bibliothèque, puis il est parti en fusée.
Quand il est arrivé (sur la planète Mars), il rencontra un robot.
Ce robot s’appelait Nic Déclic, il s’amusait bien avec ce robot. Mais le soir tombait. Alors, le robot l’accompagna jusqu’à la fusée.
Quand la fusée démarra, il fut bien content de sa journée.
Lili

Soirée d’écriture
Maison de quartier Mendès-France
31 mars 2012

Propositions pour les élections
près… du ciel !

(vote à bulletins secrets)

Bulle de slogan :

« Pour blanchir le duvet des poules aillées prêtes à épouiller.
Suivra un bourrage d’oreiller : la promesse garantie des futurs rêves moelleux de la France Cocorico… »

« Demandons l’improbable et il sera au rendez-vous. »

« Pour une France qui combat le rance
Une France des fromages qui pense un peu
qui panse une hémorragie du mot
qui panse un lavement des maux moraux
Une France qui sent sans pour autant
s’amputer de ses organes vitaux. »

« Ratiboiser les montagnes pour y voir clair et loin. »

« La Hausse du pouvoir d’achat pour les retraités.
Les jeunes tous au boulot.
Remise en question des 35 heures.
Toutes les lois dites scélérates seront revues et corrigées.
Si Dieu nous écoute, il approuvera. »

Demain chacun ira travailler à l’heure qu’il voudra, là où il voudra, avec qui il voudra, pour faire ce qu’il voudra et sera payé ce qu’il voudra… tout cela dans la mesure du possible.

« Carla
ou Marine
mon coeur balance
donnez-moi tout
je vote pour vous
et pourquoi pas
l’amour à trois
République non. Gynécée oui. »

ON ARRETE TOUT.
On commence par :
– arrêter de payer
– arrêter de travailler
– arrêter de suivre des horaires fixes.
On arrête aussi les trains, les métros, les avions, les voitures et la circulation de l’argent.
Puis on continue en se promenant dans les rues du printemps et de l’été et en apprenant à prendre son temps.
On continue aussi en retrouvant les plaisirs du lit… Je n’en dirai pas plus…

Offrir des perles de lune aux déshérités de la terre pour les faire rêver…

Casse toi
pauvre con

« Vivre plus pour s’emmerder moins »

C’est quelqu’un qui m’a dit que tu voterais encore
c’est quel’qu’un qui m’a dit…

« Abandonnons la richesse aux plus ambitieux de nos concitoyens et recherchons notre bonne fortune, de celle qui se partage à l’infini. »

« Rendons l’école obligatoire jusqu’à 30 ans, le travail facultatif jusqu’à 70 ans, la culture obligatoire jusqu’à 100 ans et le sport facultatif jusqu’à 120 ans. »

« Du bon sens, bon sang ! »
« Buvons l’essence de tous nos sens et restituons au monde le rêve de notre enfance, pour une éternelle danse et contre tout internement à résidence. »

Profiter de la retraite entre 30 et 50 ans et travailler entre 50 et 70 ans.
Supprimer l’automobile pour les particuliers et privilégier la circulation douce et les animaux. Les énergies fossiles qu’en cas de force majeure.

Rendre la joie obligatoire.

Plus besoin de porte-monnaie, encore moins de porte-feuille. Demain tout sera gratuit.

Déconnecter totalement le travail de l’argent nécessaire pour vivre. Chacun recevrait un minimum vital tout au long de son existence et ferait ensuite ce que bon lui semblerait.
« Le travail libéré du salaire ».
« Travaillez plus par plaisir ».

« Allumons le feu
Enfilons nos chaussons
Regardons le feuilleton
Demain sera mieux
Peut-être »

« L’éducation avant tout pour tous ».
Permettre à chacun de vivre dignement.

Abolir l’heure d’hiver et que ce soit toujours le printemps ou l’été.
« Venger Napoléon et conquérir la Russie ».

Créer une immense montagne dans le massif central avec un ascenseur pour pouvoir faire du ski vers toutes les directions de la France.

Vaincre la mort et rendre immortels tous les petits français.

Pour une mystique de la méprisance.
« Méprisancer les mystifiés et présidentialiser la bravitude ».

Sinon y’a la Suisse mais le chocolat est vachement plus cher là-bas.

On continuera à avoir les pieds dans la merde mais on continuera à chanter. C’est ça être français !

Le droit de lire n’importe où, en traversant la rue, en conduisant, en travaillant, par exemple en servant une côte charcutière ou en découpant du salami. Plus on lirait et plus on deviendrait riche (car le centre simultané des « Editeurs de Livres Vivants » nous gratifierait).

Penser commun sans penser majoritaire.
Ne pas laisser de côté.
S’adapter à tous puisqu’une solution ne sera jamais la solution.
Trouver nos solutions.
Les appliquer ensemble.
(en cas de doute, s’en remettre aux moyens disponibles : marc de café, boule de cristal, chiromancie…)

Un monde sans frontières, des peuples réconciliés, des Etats pacifiques.


DEFENSE DE DANSER NU SUR UNE FEUILLE QUI N’A PAS DE LIGNES
Sous peine de voir ses rêves réalisés par le plus grand des hasards

DEFENSE DE DIRE DU BIEN DES AUTRES SUR LA TABLE DE LA CUISINE
Sous peine d’être pendu par les autorités compétentes

DEFENSE DE JOUER SUR DES REVES INCONNUS
Sous peine de laisser passer ce doux moment par un gros chat vert

DEFENSE DE PENSER SUR LES TOITS
Sous peine de  devoir rembourser à sa mère tous les frais qu’elle a engagés pour votre éducation pendant 15 ans

DEFENSE DE DEFENESTRER LES OISEAUX SUR UN AIR QUI SWINGUE
(Et qui balance et qui pulse formidable)
Sous peine de (très) graves ennuis par la volonté de sa grande majesté l’abeille

DEFENSE DE GUERIR DE L’INNOCENCE SUR LA RIVE
Sous peine d’avalanche inopinée par les villageois

DEFENSE DE ZIGZAGUER SUR LE SUBPRIME
Sous peine de peser trop lourd et casser les pieds de la table par la colère du peuple

DEFENSE D’ECRIRE SUR L’HUMANITÉ
Sous peine de s’envoyer en l’air par hasard

DEFENSE DE SOURIRE SUR LES JUPES
Sous peine de faire peur aux oiseaux par les diplomates anonymes

DEFENSE DE VOTER SARKOZY SUR MES REVES
Sous peine d’être démoli par le chien de la grand-mère

DEFENSE DE RIRE SUR LA TETE
Sous peine d’être félicité par défaut

DEFENSE DE FUMER SUR LES CHAUSSURES DU POLICIER
Sous peine de devoir réparer les dégâts par le plus court chemin

DEFENSE DE SAUTER SUR LES PELOUSES
Sous peine de devenir chauve et édenté par les lutins

DEFENSE DE JOUER AU BALLON
SUR LE DOS D’UN RHINOCÉROS
Sous peine d’être déshabillé par les autorités compétentes

DEFENSE DE SE RETOURNER DANS SA TOMBE SUR LES PETITS PAPIERS DE SOIE
Sous peine de mort par asphyxie par la force des choses

DEFENSE DE MEDIRE DES GENS SUR UN POINT
Sous peine de devenir complètement ridicule par désarroi ou par vengeance

DEFENSE DE DECLAMER DE LA POESIE SUR LA PLAGE D’ETRETAT
Sous peine de devoir lécher son assiette par arrêté municipal

DEFENSE DE GRATOUILLER SUR L’EAU
Sous peine de remonter la pente par la sortie du chemin

3 commentaires pour Fête de Bouq’lib et autres « vifs »

  1. Salut, et bravo pour ce blog!
    Avez-vous une adresse e-mail de contact?

  2. Nadia tebnai dit :

    Le langage de nos jours est « pouvoir » sur tous les écrans haute technicité,
    Il classifie, catégorise, désertifie la scène des mots en devenant uniforme
    Il anoblit le choc du mot « publicitaire » et en zappe la force poétique
    Sourds à la mémoire murmurée de nos Mères : « caresse, rire, tendresse, forme, rythme, sens »,
    Ignorant les mots chantés par la Cité :  » violence, amour, humour, justice, colère, tendresse » !
    Mais le langage se forme de mots, mots « voyageurs au long cours ».
    qui portent l’empreinte des siècles passés
    Il se mêle, se lie, épouse, transforme les mots, au long des temps, les mots rencontrés,
    Les mots apprivoisés, aimés, habillés de notes nuancées de notre humanité
    Des mots simples racontant encore et toujours le même rêve de l’homme
    Le langage de la vie.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s